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PFAS dans l'eau potable : où en est le Québec ?

En bref

Le 9 août 2024, Santé Canada a publié un objectif de qualité de l'eau potable fixé à 30 nanogrammes par litre pour la somme de 25 substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. C'est un objectif, pas une norme légalement contraignante : il remplace les concentrations maximales acceptables publiées auparavant. Santé Canada cite l'osmose inverse parmi les procédés capables d'atteindre cette cible, aux côtés du charbon actif granulaire et de l'échange d'anions.

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Ce que sont les PFAS, et pourquoi on en parle

Les PFAS sont une famille de milliers de composés fluorés utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et anti-taches : poêles, emballages alimentaires, textiles, mousses anti-incendie.

On les surnomme « polluants éternels » parce que la liaison carbone-fluor qui les compose est parmi les plus stables de la chimie organique. Ils ne se dégradent pratiquement pas dans l'environnement et s'accumulent dans les organismes.

L'objectif canadien de 30 ng/L

L'approche de Santé Canada est celle d'une somme : plutôt que de fixer une limite par substance, l'objectif porte sur la concentration cumulée de 25 PFAS, incluant des composés encore en usage et certains précurseurs.

La valeur de 30 ng/L a été jugée atteignable par les stations de traitement d'eau potable avec des procédés déjà répandus. Le document précise explicitement l'osmose inverse parmi ceux-ci.

Il faut comprendre la portée exacte de cet objectif : il n'entraîne pas d'obligation légale. Les provinces restent libres de l'intégrer ou non à leur réglementation.

Ce que l'osmose inverse retire réellement

L'osmose inverse est reconnue comme l'un des procédés les plus efficaces sur les PFAS, parce que la membrane arrête les molécules par leur taille plutôt que par affinité chimique.

Des essais menés dans une municipalité québécoise et rapportés par Radio-Canada ont mesuré une élimination d'environ 95 % des PFAS présents par des filtres à osmose inverse.

Le système que nous installons de base, l'iSpring RCC7AK-BLK, est certifié NSF/ANSI 58. Il faut être précis sur ce que cela couvre : cette norme porte sur la réduction des solides dissous totaux et d'une liste de contaminants définis, elle ne constitue pas une certification spécifique aux PFAS.

Ce qu'on ne peut pas affirmer

  • Nous ne dirons pas que nos systèmes « éliminent les PFAS ». La formulation défendable est : l'osmose inverse est reconnue par Santé Canada parmi les procédés capables d'atteindre l'objectif de 30 ng/L, et des essais québécois rapportent une réduction d'environ 95 %.
  • La certification NSF/ANSI 58 du RCC7AK-BLK n'est pas une certification PFAS. Une réduction spécifique aux PFAS relève de la norme NSF/ANSI P473, que ce modèle ne porte pas.
  • Aucun filtre ne remplace la connaissance de votre eau. Si les PFAS vous inquiètent, la première étape est de savoir si votre réseau en contient — beaucoup de municipalités publient leurs résultats.

Questions fréquentes

Santé Canada a publié le 9 août 2024 un objectif de 30 ng/L pour la somme des concentrations de 25 PFAS. Il s'agit d'un objectif de qualité et non d'une norme légalement contraignante.

Sources

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